Sainte Cécile, la chapelle vivante

Sainte Cécile, la chapelle vivante

Un beau cadre

Le trajet (en train de sénateur) par la forêt de Bercé, sous la conduite de Fabienne, confirme bien que la Sarthe est le département le plus boisé de la Région Pays de la Loire (on ne le sait pas toujours)

A l’arrivée, au sortir d’un tunnel de verdure, un majestueux tilleul et un cèdre centenaire venant encadrer la petite chapelle comme deux gardes, nous accueillent : c’est beau !

Ce cadre naturel et apaisant incite d’emblée à la sérénité.

Puis, c’est le partage des repas tirés des sacs (impatiemment attendu par certains ventres affamés, çà s’entendait !!) dans la simplicité et le silence.

« Ah ! que çà fait du bien de sortir » c’est ce que j’entendais le plus autour de moi. J’ai bien fait d’emmener mon appareil photo.

Sobriété et beauté des vitraux

La maitresse des lieux, Artiste plasticienne passionnée, nous emmène découvrir et partager sa passion et son art à travers la présentation des vitraux et leurs techniques de fabrication. À travers les plaquettes, miniatures et photos, pas évident à comprendre. Et de références musicales que j’ai eu du mal à personnellement à discerner.

J’ai été admiratif devant l’ingéniosité, la créativité et l’expérience qu’elle et son équipe ont du faire preuve pendant de longues années, pour produire ces œuvres sobres mais si belles dont on ne soupçonne pas les difficultés de fabrication quand on les observe.

Elle nous a invité à la lecture et à la découverte des motifs des vitraux : au-delà de l’aspect visuel et décoratif, trouver discerner un message, un sens.

Ce qui a donné lieu à quelques réponses cocasses ou inattendues issues de nos imaginations désormais libérées par le déconfinement: certains y ont vu la représentation de tranches de biscottes (tout ça pour ça!) d’autres les tours de la Bastille en flamme (elle s’étonne d’entendre çà pour la première fois) ou plus céleste, comme des colombes qui descendent des cieux (plus inspiré!).

Une chapelle vivante par ses activités

Chapelle du XIe siècle classée monument historique restaurée récemment, on peut voir dans les détails et finitions des murs maconnés (quand on veut s’en donner la peine) l’habileté toujours étonnante des artisans travaillant à l’ancienne.

Cette chapelle, est dédiée à Ste Cécile, patronne des musiciens : des concerts y sont organisés régulièrement. Comme mélomane, je ne peux m’empêcher de penser au prieuré de Vivoin ou à la chapelle de Mayanne.

A l’invitation de la sono-thérapeute (un néologisme pour moi, car je croyais qu’il n’y avait que la musico-thérapie!) nous avons tenté de sentir la présence des autres participants qui nous entourent chacun (j’ai eu du mal!) Nous avons promené nos regards sur le dépouillement des lieux, sur ces poutres et voûte lambrissée qui ont traversé les siècles. Cette promenade imaginaire a été propice à la réflexion sur le temps qui passe, à la méditation, à l’évasion. A l’endormissement aussi.

D’ailleurs, cette séance m’a surpris par le bien être qu’elle m’a procuré (je me suis retrouvé à moitié endormi!)

Merci à toute l’équipe de l’ACP72, pour avoir organisé cet agréable après-midi, rempli de découvertes insolites.

Lucien RALAMBONDRAINY

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